Avec une tension et une virtuosité exceptionnelles, Georges Bru
nous offre les plus beaux portraits de l'aliénation qu'on ait
vus en France depuis Géricault. Ces êtres sont mal dans
leur peau et dans leur esprit. Ils sont à côté de
leur chair et comme à côté de l'air qu'ils
respirent. Ils se penchent sur des ténèbres qui les
emprisonnent et les déforment. Mais il ne s'agit pas seulement
d'eux-mêmes : cette folie contenue et grave, ils la transmettent
au monde environnant. Il en résulte que les objets, les animaux,
les chiens en particulier, sont atteints de la même
hostilité tranquille et profonde.
Georges Bru est le grand chroniqueur de nos dangers psychiques.
Alain Bosquet
Paris, septembre 1988
In:'L'Equilibriste'- N°1- mars1997
|
SELECTION D'ŒUVRES (cliquez sur les images pour les agrandir)
Retour à la page ARTISTES |