Jean-Gilles Badaire est
né en 1951 à Bourges (France)
Nombreuses expositions
personnelles parmi lesquelles :
1990 et 1992 : Galerie La Papeterie
– Bruxelles
1993 : Galerie Askéo –
Paris / Galerie Vincent Hick- Bolland
(Belgique)
1994 : Ecole des Beaux-Arts- Blois /
Domaine de Villary- Nîmes
1995 : Galerie Askéo –
Paris
1996 : Château- Le Grand-Pressigny
/ Galerie Bruno Delarue – Etretat
1998 : Galerie La Métisse d’Argile- St Hippolyte / Galerie
Georges-Michel Kahn–Strasbourg Galerie Askéo Paris / Art
Paris- Paris
1999 : Galerie 69 – Bourges /
Galerie Fadi Mogabgab – Beyrouth
2001 : Galerie Nicole Buck – Lyon / Galerie Le Lieu des Signes
– Orléans / Galerie Askéo- Paris /
Médiathèque et Musée Matra – Romorantin
2002 : Galerie Nicole Buck – Strasbourg
/ Ancien carmel – Tarbes / Galerie Pure- Caen
2003 : Galerie Carla Milivinti — Blois / Chapelle Saint-Jacques — Vendôme
Galerie MR — Angoulême / Galerie d'YS — Bruxelles
2004 : Espace Pictura — Bourges / Collégiale Saint-Pierre
Le Puellier — Orléans / Galerie Annick Collin —
LeMans / Médiathèque Louis-Joseph — Château
Arnoux
2005 : Château de Tours
Livres publiés (comme auteur): Lettre à Agnès
– Editions du Solier, 1989 / Journal de la poussière
– Editions du Solier, 1989 / Carnet de notes -
Bibliothèque de Romorantin, 1993 / Greniers dogons – Ed.
Fata Morgana, 2000 / Faire des études pour être mendiant-
Cadex, 2001 / Monotypes- Pure Editions, 2002
Jean-Gilles Badaire a illustré de nombreux écrivains ou
poètes pour divers éditeurs (Cadex, Gallimard, Lettres
Vives, Fata Morgana, Novetlé, etc…), notamment :
Jacques Abeille, Lionel Bourg, Roger Caillois, René Daumal,
Joël Vernet, Blaise Cendrars, François Augiéras,
Giuseppe Ungaretti, Lokenath Bhattacharya etc…
Plaquettes et essais édités sur son œuvre ou à l'occasion d'expositions:
Enneigement de la falaise - Texte de Bernard Noël (2004)
Marc Blanchet : Jean-Gilles Badaire, dans cette rigueur en
désordre — Editions Le temps qu'il fait - 2005
Il n'y a pas de temps dans un tableau, rien
qu'un immédiat surgissement qui toujours trouble. Chez
Jean-Gilles Badaire, la main guide, le dessin raconte, la forme fige,
la couleur explose. Tout fait corps dans ce cheminement
éberlué jusqu'à la merveille du jaillissement,
sans autre antécédence que le désir et son trouble.
Dire une beauté que l'œil découvre,
l'établir à coups de pinceaux, c'est la trahir, la
traduire – je veux dire l'engendrer, définitive. Ce qu'il
reste d'un visage ou d'un paysage se transforme par son image, dans le
geste qui consacre son apparition nouvelle, sur la toile. Badaire
connaît ce geste – majestueux, organique –
depuis toujours, depuis Lascaux. Il campe une beauté
stupéfaite, fragile et tendue d'orgueil, avec laquelle il n'y
aura d'amour possible que par le regard. Le monde est source, le cycle
se perpétue.
Verticale, la toile se met en vertige pour faire face. Elle ne parle
pas, ne dialogue pas, il semble qu'elle s'apprête à
chanter. Et, comme le vif, la peinture, brutale, subit les lois
universelles ; elle s'entête d'un détail ou elle
coule comme, en hiver, il neige. Dans l'œuvre de Badaire, les
tensions harcèlent le dieu du réel, mais ce qui
déborde sert d'offrandes.
Jack Keguenne, janvier 2006
SELECTION D'ŒUVRES
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